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Le mercredi 20 décembre 2017

Médiathèque Les Temps Modernes, 7 Rue du Chemin Vert de Boissy Taverny

Qui vous parle ? Quand vous visitez un musée, qui vous parle ? Faut-il être seul devant l’œuvre ?

Elle est debout dans la poursuite, blanche de lumières, toute de noir vêtue, sublime et solitaire. Barbara exprime dans cette chanson intemporelle ce que les artistes, et particulièrement dans les arts plastiques, taisent souvent. La présence du public, du spectateur, sa place pour, dans, devant l’œuvre du créateur. Pour qui l’artiste créé-t-il ? Quand réussit-il à faire oublier à celui qui regarde ou qui écoute, qu’il est encore dans le réel, le souhaite-t-il d’ailleurs ? L’art est un transport, un transport amoureux s’il en est.

« Comme vous le voyez, mesdames et messieurs, toutes les boiseries, toutes les sculptures, tous les marbres sont faux… » Victorine (Jacques Dufhilo) roule les « r » pour un classique de la visite guidée ! Les choses ont bien changé. Ce ne sont plus les servantes qui font les visites, mais les collectionneurs eux-mêmes : le silo, le blockhaus à Berlin… 
On ne regarde plus « l’art » de la même façon, on l’écoute - à grand coup d’audioguide (Jane Castleton, conférencière de bonne famille & Little Franck et sa carpe) -, on le joue, on le danse… Les limites de l’œuvre sont de plus en plus floues, l’in situ, le lieu lui-même occupe sa propre place. Qu’est-ce qui détermine aujourd’hui la place du spectateur ?
Qu’est-ce qui motive une visite de musée ? Ou en est-on du virtuel ? Google invente-il de nouveau musée ? 
L’art contemporain a-t-il besoin du patrimoine pour avoir plus de visibilité ? A moins que ce ne soit l’inverse ? Et le marché dans tout cela, comment y retrouve-t-il son compte ? 
Et il y a musée et musée ! D’exposition blockbuster en micro-exposition

Les arts visuels ont-ils besoin de mots ? L’art visuel – comme les émotions cinématographiqus ou littéraires – sont-elles réductibles au dicible ? Lire, regarder un film, voir une œuvre n’est pas surtout un moment, un temps donné ? (voir sur le net l’art, le vin, l’amour, le cinéma, la littérature, les sentiments, les émotions… ont-ils/elles besoin de mots).

L’artiste / le critique d’art / le commissaire / le spectateur… comme guide Les impressionnistes qui voulait être devant les œuvres, les futuristes qui y étaient… Ceux qui écrivait leurs manifestes et ceux qui enrageaient d’être nommé par des critiques. Buren et l’impossibilité du musée, du conservateur ou du commissaire. L’artiste libre parle en son nom.

18 heures. Médiathèque Les Temps Modernes, 7 Rue du Chemin Vert de Boissy. Taverny - Tarif : Entrée libre