La Paresse - L’Art de l’oisivetéL’Envie - I can’t get NO satisfaction

Le jeudi 14 février 2019

Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour Saint-Ouen-l'Aumône

Dans le cadre du cycle de conférences "Connaissance de l'art contemporain".

La place des péchés évolue avec le temps. Et celle de l’envie ? Comme Mathilde Seignier, il faudrait dresser La liste de mes envies « avec 18 millions à la banque : une lampe pour l’entrée, une poêle Tefal, un couscoussier, un nouveau manteau… ». Celui qui n’a pas vu le regard halluciné de La Hyène de La Salpétrière - La monomane de l’envie - peint par Géricault vers 1820, ignore tout de cette folie ! Rivalités familiales, convoitise, compétition scolaire, imitation, jalousies professionnelles…, autant de sujets repris par les artistes contemporains. Principale cause du malheur moral, l’envie peut déclencher la jalousie qui induit le mal-être, la haine et la tristesse. L’envie est le désir de ce que l’on n’a pas, la jalousie est la peur de perdre ce à quoi l’on tient. Dans l’art, cela invite à l’imitation, au mimétisme et peut devenir « le moteur principal du monde moderne » (René Girard). Ainsi, pour les Anglo-Saxons, le terme envy est assez positif  : il désigne l’émulation qui met en mouvement. Et depuis que l’art est devenu un signe extérieur de richesse et de pouvoir, les artistes ont commenté la culture du clinquant, interrogé les notions de détachement - non-attachement -, la critique, le dénigrement, l’agression, jusqu’au meurtre… Les envieux ne sont jamais heureux.

18 h 30. Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour. Saint-Ouen-l'Aumône