La Paresse - L’Art de l’oisiveté

Le jeudi 10 janvier 2019

Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour Saint-Ouen-l'Aumône

Dans le cadre du cycle de conférences "Connaissance de l'art contemporain".

Être oisif ne signifie pas être paresseux. Dans une société qui va trop vite, il s’agit bien de revenir à l’essentiel dans notre façon de regarder le paysage, d’apprécier la musique, les œuvres d’art. Mais, « combien de temps un artiste doit-il consacrer à la production d’une œuvre ? Combien de temps faut-il consacrer à sa contemplation ? Faut-il juger l’art à l’aune des mêmes critères que d’autres types de travail ? Ou bien l’art peut-il proposer d’autres valeurs que nous pourrions appliquer à notre propre monde du travail ? Le dolce farniente est célébré par les penseurs depuis Aristote. Les arguments soulignant l’importance de ne rien faire ont atteint leur apogée à la fin du XIXe siècle, lorsque les citoyens ont commencé à prendre conscience de la mesure dans laquelle la Révolution industrielle avait non seulement conditionné le temps de travail, mais celui de non-travail aussi. Aujourd’hui, alors que le droit au travail est largement proclamé, le droit à la paresse est oublié, Ce nouveau rendez-vous insiste sur le rôle capital de l’indolence sur la créativité »*. Si, rares sont ceux aujourd’hui à voir dans la paresse un péché au sens fort, elle reste l’objet d’une sérieuse désapprobation morale. Travailler c’est bien, fainéanter c’est mal. La messe est dite.

18 h 30. Abbaye de Maubuisson, avenue Richard de Tour. Saint-Ouen-l'Aumône