… inventeur & bricoleur

Le mercredi 14 novembre 2018

Médiathèque Les Temps Modernes, 7 rue du Chemin Vert de Boissy Taverny

Dans le cadre du cycle de conférences "Connaissance de l'art contemporain".

ROMAN SIGNER – FISCHLI & WEISS - MALACHI FARRELL… ET BIEN D’AUTRES

L’artiste, lorsqu’il se veut bricoleur d’univers ou constructeur d’absurde, mène une aventure intellectuelle, émotionnelle et physique qui le conduit vers des frontières à risques, des zones prospectives aux limites incertaines. Des zones à contrepied, souvent dérangeantes, qui mettent en cause des habitudes de regard, des stabilités de savoir sur lesquelles vogue ordinairement le monde. Cette seconde posture rassemble les travaux de Roman Signer, Fischli & Weiss, Malachi Farell… et bien d’autres, bricolant des utopies sociales ou scientifiques, construisant des machineries qui tournent et se retournent sur elles-mêmes, bidouillant des rêves de société idéale ou leurs cauchemars.1

L’artiste plasticien reste souvent un artisan - c’est-à-dire un empirique - plutôt qu’un ingénieur, et cela malgré la progression des outils numériques. Dans les siècles antérieurs, nombre d’artistes, savants eux-mêmes ou perçus comme tels, parce qu’ils maîtrisaient le trait, travaillaient avec les architectes, les urbanistes et les ingénieurs à la conception des monuments et des villes. Aujourd’hui certains, en plus de leurs propres réflexions sur le monde, travaillent avec des sociologues, des physiciens, des informaticiens... Ils poussent les tendances sociales, techniques ou scientifiques vers des extrémités révélatrices et proches d’une réalisation fantasmatique.

1 Ce texte est librement inspiré de Jean-Paul Blanchet, in « Constructeurs d’absurde, bricoleurs d’utopie », Centre d’art contemporain de Meymac, 12 juillet au 1er novembre 2015.

18 h. Médiathèque Les Temps Modernes, 7 rue du Chemin Vert de Boissy. Taverny - Tarif : 10 € pour les tabernaciens / 40 € pour les non-résidents